28.06.2007
histoire du hameau et de son industrie (2)
2 ans plus tard, les fourneaux furent vendus à Hubert Lejeune de Fontaine-l’Evêque. Le nombre de tonnes de minerais utilisés cette même année 1809 était de 1800 tonnes avec quoi on produisait 550 tonnes de fonte et 58 tonnes de gueuses (masse de métal solidifié au sortir du fourneau). Elles étaient employées pour des réverbères et des fonderies dans des départements français. Et quelques 100 ouvriers travaillaient dans ces fourneaux. Quelques années plus tard, il est question de supprimer les usines mais Lejeune parvint à les maintenir en activité par voie de requête. Pendant la période hollandaise (1815-1830), il demanda à l'anglais Thomas Bonehill de l’aider à rénover ses usines.
Il faut dire que ce dernier, avec John Cockerill, rénova à peu près toute l’industrie wallonne. C’est ainsi que Hourbes se dota en 1826 et 1827 de 2 haut fourneaux au coke, des fours à puddler et un étirage du fer grâce à des cylindres cannelés venant d’Angleterre. On y installa également quelques années plus tard une fonderie, 2 fours « à réverbère », une roue hydraulique neuve, un atelier d’alésage, de tournage et de perforage pour pièces de machine à vapeur et de canons, des laminoirs « à l’anglaise » et une des premières machine à vapeur. L’introduction de la machine à vapeur a eu deux conséquences : la première fut l’essor du bassin houiller de Charleroi (notez qu’on trouva même de la houille à Hourbes qu’on essaya d’exploiter). La seconde fut l’arrivée d’importantes sociétés remplaçant les maîtres de forges isolés. Les usines de Hourbes fabriquaient alors les premières écluses à double porte qui remplacèrent les anciennes vannes des ‘trous’ de Entretemps, en 1829, la société « Nicolas-Joseph Waroqué & Cie » de Mariemont devint maître des forges. Cette même année, le roi Guillaume d’Orange, profitant de la canalisation de la Sambre pas encore

terminée, voulut visiter les nouvelles usines. Et c’est le lundi 15 juin 1829 qu’arrivèrent le roi et sa suite à Thuin, venant d’Anderlues. On lui fit voir et manœuvrer la nouvelle écluse puis il embarqua sur le « Guillaume 1er » direction Hourbes où il visita le site industriel.
2 plaques commémoratives ont même été coulées en sa présence ainsi que des médailles à son effigie. A cette période, l’agriculture et l’élevage étaient toujours présents à Hourbes, notamment au « pré Félix » ou à la fermette Marie Guériat, certains ouvriers et bateliers ayant souvent une métairie. Parmi les habitants du hameau, on trouvait 2 journaliers, 1 portier, 1 mécanicien, 1 voiturier, 1 forgeron et 2 mouleurs en sable. Les autres ouvriers venaient bien entendu des villages voisins (les Waibes surtout). Vint 1830 et l’indépendance de
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Histoire du hameau et de son industrie (1)
L’origine étymologique de « Hourbes », qui est l’orthographe originelle, a rencontré différentes hypothèses. Mais la plus vraisemblable est celle qui, par analogie à des lieux-dits de France (le Horps,
La première mention de « Hourbes » apparaît en 866-868 sous la forme latine de « hulbias ». On y apprend que Thuin était divisé en 6 manses, la sixième « hulbias » était composée de « terre arable » et de « pâturage ». 12 ans plus tard, le roi de Germanie fit donation de l’abbaye de Lobbes et ses propriétés à l’Evêque de Liège. Ce dernier garda la place forte de Thuin et Aulne, tandis que l’abbaye eut la ville basse et tous les hameaux de Thuin, dont Hourbes, Thuin fut à nouveau unifiée au 12ème -13ème siècle avec l’apparition des communes.
Durant le Moyen Age, des documents nous apprennent que Hourbes était avant tout un lieu de « poissage » (pêche). On peut supposer que les premiers habitants du hameau étaient des forestiers ou fauldreux et des cultivateurs. Les prémices d’une industrie peut être situé vers la fin du 14ème siècle, début 15ème siècle où l’industrie du fer se généralisait à l’époque. Il faut dire que la proximité de l’eau, des bois et des minerais de fer, ce qui est le cas de Hourbes, était propice à ce genre d’installation industrielle primitive. Ainsi, un bas ou moyen fourneau a sans doute été construit pour la fonte de minerais de fer qui provenaient des minières du Pommeroeul (sur Ragnies), de celles de
Le tout premier document nous certifiant la présence d’une sidérurgie à Hourbes est le tableau peint par Adrien de Montigny en 1608.

12 ans plus tard est mentionné pour la première fois le nom d’un maître des forges, celui de Charles Moreau. Celui-ci est à la base d’une lignée de Moreau ‘régnant’ en maîtres des forges pendant plus d’un siècle : Guillaume (1650), Jean-Jacques (1670), André, Guillaume-Nicolas (devenu de Moreau car il fut ennobli chevalier) et sa femme Marie-Josèphe de Bilquin (1744). Ce sont ces derniers qui ont fait construire le premier haut fourneau en 1738 . Le site passe ensuite aux mains de la famille Harvengt puis Daoust (1763). Selon les sources, le site de Hourbes consistait alors en un haut fourneau au bois, avec bocard (machine à écraser les minerais) et lavoir et peut-être un moulage en plus. Charles Daoust, qui avait hérité des usines de son père, eut quelques soucis de gestion lors de l’occupation française, notamment car il était taxé très fortement comme tous les industriels de l’époque. Ensuite, il endura deux lourds procès entre 1795 et 1804 qu’il perdit tous les deux. C’est sans doute la raison pour laquelle il laissa Hourbes aux mains de sa mère et à sa mort en 1807 à ses héritiers, Mr de Macar et Mme Warocqué-Daoust.
14:36 Écrit par Nicolas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.06.2007
Grandes dates (2)
1866 : les usines passent aux mains de la « Société Bonehill Frères »
1979 : pétition contre la suppression de l’arrêt de chemin de fer à Hourpes
1982 : constitution d'un comité de quartier
2000 : journée du patrimoine « Au fil de l’eau »
2001 : constitution d'un nouveau comité de quartier
2007 : la commune de Thuin dote le hameau de nouvelles plaques des rues en y ajoutant même celle du "chemin de la Buvette"
14:47 Écrit par Nicolas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Grandes dates (1)
866-868 : première mention de Hourpes sous la forme latine « hulbias » comme étant la 6ème manse (division) de Thuin
889 :
12e/13e s. : unification de Thuin formant « le finage de Thuin » et dont fait partie Hourbes
Fin 14e s. ?: 1er fourneau à Hourbes (industrie du fer)
1415 : 1ère mention du « rieu de Hourbes » càd le ry de la Chapelle-aux-Charmes
1608 : peinture du hameau par Adrien de Montigny
1620 : pendant plus d’un siècle va régner la première ‘dynastie’ de maîtres de Forges, la famille Moreau devenue de Moreau par ennoblissement
1693 : par inadvertance la forme « Hourpes » apparaît pour la première fois
1738 : 1er haut fourneau à Hourbes
1744 : Marie-Joseph de Bilquin est maîtresse de forges
1763 : Charles Daoust devient maître des forges
1789 : lors de
1809 : vente des usines à Hubert Lejeune de Fontaine-l’Evêque
1825 : canalisation de
1826-27 : rénovation des usines ; Lejeune fait appel à Thomas Bonehill
1829 : Nicolas Warocqué est le nouveau maître des forges
1829 : le 15 juin, le roi Guillaume d’Orange visite les usines
1830-40 : « Hourbes » devient « Hourpes » dans les documents écrits
1843 : les usines appartiennent à la société Destombes & cie de Mons
1852 : mise en circulation de la ligne de Chemin de fer du Nord
1856 : empierrement du « Tienne à pires »
1857 : empierrement du chemin de Hourpes
1858 : le propriétaire des usines est la « S.A. des Hauts-Fourneaux, Forges et Laminoirs de
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